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Le Hézo (Morbihan)
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Découverte de plaques sculptées gallo-romaines
(2e et 3e siècles de notre ère)
    La commune de Le Hézo, située en bordure orientale du golfe du Morbihan, recèle en son sous-sol de nombreux vestiges
archéologiques. Une première indication est donnée par Ogée en 1843 : "On a découvert il y a quelques années, dans une
vigne de la commune du Hézo, à environ 1 mètre sous terre, une mosaïque que l'on a  attribuée fort à tort sans doute
à une ancien couvent des Templiers
".

     Le catalogue d'inventaire des collections de la Société Polymathique du Morbihan fait référence à un don en 1922, de
fragments de schistes sculptés gallo-romains. En 1944, le commandant Baudre fait allusion à d'autres plaques découvertes
dans cette commune : "des dalles découvertes au Hézo dont l'abbé Millon parla à la Société Archéologique d'Ille-et-
Vilaine, le 12 janvier 1904, et desquelles il présenta trois dessins
".

     Dans les années 1980, un particulier découvrait par hasard, plusieurs fragments de plaques de schistes sculptées, à la
pointe de la Garenne, au Hézo. En 1995, ces éléments étaient enfin déclarés au Service Régional de l'Archéologie, étudiés,
publiés et déposés au musée de Vannes.
Petit fragment de roche verdâtre (schiste ?), d'une texture assez granuleuse, montrant une série de cannelures alignées.

Deux fragments peut-être issus d'une même plaque en schiste ardoisier gris-bleu, d'au moins 30 cm. de long sur 20 cm. de large.
Le décor se compose d'un animal marin (sans doute un dauphin), et au dessous un végétal. Le fragment n°2 montre un oeil et une
nageoire d'animal marin.

Deux fragments d'un schiste ardoisier bleu marine, de très bel aspect. Le décor est d'une finition soignée et comporte deux éléments
distincts : un motif géométrique (il s'agit de boucliers superposé). Dans la partie inférieure du décor, on devine aisément une baleine
ou un dauphin, dont la queue semble se rabattre au dessus de la tête. Il est vraisemblable que les fragments n°4 et n°5 proviennent
de la même plaque, cette dernière aurait eu les dimensions suivantes : 58 cm. de haut sur 48/49 cm. de largeur.
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Plaque en schiste ardoisier bleu, presque entière, et mesurant 36 cm. de long sur 28,5 cm. de large. La gravure représente
sans doute un cheval (?) bondissant à droite, muni d'une queue de poisson. La lecture du décor est rendue difficile par le fait
que la surface de cette plaque est abîmée. L'animal est entouré d'algues, et d'un dauphin (ou poisson) au dessous.

Fragment de plaque en schiste ardoisier bleu foncé, décoré d'un entrecroisement de cornes d'abondance.
Plaques sculptées découvertes dans les années 1980
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       A l'époque gallo-romaine, ces plaques sculptées ornaient généralement les salles de thermes, en
complément de mosaïques et de peintures murales. Au delà de la simple fonction de décoration, Loïc
Langouët a montré qu'elles devaient avoir un rôle prophylactique, c'est à dire de protection contre le
mauvais sort. Ce dernier fait un rapprochement entre certains motifs géométriques rencontrés sur les
plaques de schiste et les boucliers de soldats romains. La dalle trouvée au Hézo, sur laquelle figure
un cercle avec des rayons, s'avère être une superpostion de boucliers en forme de losange, modèle
existant aux 2e et 3e siècles de notre ère.

      Divers autres éléments architecturaux et de mobilier, semblent confirmer l'existence au Hézo, d'une
villa balnéaire gallo-romaine, munie de thermes richement décorés et chauffés par hypocauste, aux 2e
et 3e siècles de notre ère.
Collection Musée de Vannes,
Fonds SPM
Christophe LE PENNEC
La villa gallo-romaine, pointe de la Garenne au Hézo
Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, juillet 1996, tome 122, pp.65-70.
Plaques sculptées entrées au Musée de Vannes en 1922